Si l'acte de construire, à travers l'expression architecturale, est sans aucun doute un acte culturel de la plus haute importance, il est néanmoins aussi un acte économique, dont les conséquences touchent tout un chacun. Une belle architecture ne coûte pas forcément plus cher qu'une architecture banale, encore que la beauté ait aussi son prix.

La profession même de l'architecte a profondément changé ces dernières décennies. Non seulement il s'est vu entourer par de toujours plus nombreux spécialistes, il doit suivre le marché des matériaux et l'évolution des techniques de travail sur les chantiers, il doit encore prendre la responsabilité de plus en plus exigeante pour la maîtrise des coûts et des délais. Ce n'est plus la même personne qui peut tout faire à la perfection. Il faut donc associer à l'architecte - projeteur et à l'architecte – constructeur, l'architecte - économiste et c'est par le biais de telles équipes que la maîtrise opérationnelle de l'acte de construire sera assurée.

H. Schoenenberger